Congrès National

Orléans 2018

Le 60e Congrès de l'UJSF s'est déroulé à Orléans les 20 et 21 mars derniers au Conseil Régional Centre-Val-de-Loire

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Congrès UJSF Orléans 2018

Crédits Photos: Patrick Rosier, Philippe Vincent-Chaissac et Alain Canon

60 ans et après...

Rapporteur : Jean-Louis Morin
Congrès Orléans - 20 mars 2018

Après une rapide présentation de Guy SITRUK des deux intervenants du jour : Jean LESIEUR, qui a débuté à l'Equipe et qui a fait carrière ensuite au Point puis à l'Express avant d'être rédacteur en chef de France 24 et de Gilles Van KOTE, qui lui a débuté au " Sport " au Matin de Paris sous l'œil bienveillant de Jacques MARCHAND en 1985 ;puis a créé Alinéa avec Alain Mercier, ex sport au Monde, et a poursuivi une brillante carrière au journal dans différents poste pour être aujourd'hui en charge du développement. Guy SITRUK ouvre le feu avec une question large : quel est l'état de la presse aujourd'hui.

Sous forme de clin d'œil, Jean LESIEUR considère qu'il y a une belle avancée puisque dorénavant, en cadeau les abonnés de SFR reçoivent l'Express, cadeau de Patrick Drahi qui possède les deux enseignes.
Son constat en revanche est pessimiste lorsqu'il dit que les journalistes de l'hebdo ne partent plus en reportage et que ce qu'il reste de la rédaction occupe les bureaux à mi-temps après avoir utilisé une clef magnétique pour savoir où ils pouvaient s'installer. Son pessimisme va jusqu'à prédire une fin proche du magazine papier qui sera remplacé par le site internet où les articles les plus lus seront utiliser en copie pour bâtir un hebdo édulcoré. C'est selon lui le règne du clic gagnant !!
Sa vision est que les algorithmes vont remplacer les journalistes dans le futur, ce qui n'est pas l'avis de Gilles VAN KOTE qui voit plutôt l'algorythme et le robot comme des outils complémentaires du journaliste, plutôt des auxiliaires pour faciliter le travail notamment en matière de stats ou de présentation sommaire d'un match de foot par exemple ;ce qui dégagera le journaliste sur d'autres taches plus en rapport avec sa mission.
D'ailleurs pour rassurer l'auditoire, Gilles ajoute qu'une sérieuse étude avait été menée avec le CNRS où une machine abreuvée de données pour remplacer l'humain avait ressorti comme tout papier un charabia indescriptible.

Et sur l'indépendance des journaux ?...
Jean LESIEUR répond qu'elle existait déjà par le passé et qu'elle continuera à exister, et qu'en fait l'indépendance n'est pas un problème fondamental, mais que c'est l'INFO qui prime avant toute chose citant d'ailleurs Claude Imbert ex grand patron du Point et de l'Express qui disait : " ce qui est essentiel, c'est une info à chaque ligne ".
Et prenant en exemple le Washington Post, racheté il y a cinq ans par Jeff BEZOS le patron le plus puissant du monde sur le plan financier puisqu'il détient Amazon. Tout le monde s'attendait à la destruction du journal avec ses méthodes capitalistiques " nouvelle génération ". Il n'en a rien été et le Washington Post qui a fait peau neuve se situe au top de la presse américaine.
Une preuve que l'INFO n'est pas verrouillée et qu'elle constitue toujours la matière première pour la qualité d'un journal ou d'un hebdo.

Gilles VAN KOTE, annonce que sa nature optimiste, et après 32 ans d'expérience dans la presse, pense plutôt que l'on sort du tunnel après une prise de conscience qui a été laborieuse et que l'on va se tourner vers un journalisme de qualité en opposition avec les " fake news " et les pseudos journalistes qui relaient des infos sur la toile.
Le souci pour lui aujourd'hui est que les gens ne sont pas habitués à " payer " pour avoir de l'information. Ils ne leur dérangent pas de payer des abonnements aux chaines de sports voire aux journaux mais ne veulent pas payer pour suivre leur information quotidienne sur un site. Pourtant l'exemple de Mediapart avec près de 100.000 abonnés est une réussite. Il faut cependant noter que le site de Plenel relève plus du site de niche avec un travail d'enquête spécifique et d'investigation. Pourtant ajoute Gilles, les résultats du site du Monde sont très encourageants avec 140.000 abonnés en 2016 ce qui constitue une bascule à ce moment, où le numérique précède largement le papier et apparait comme un nouveau modèle économique. Tout le défi dans la décennie qui arrive est de convaincre de nouveaux clients à payer pour avoir accès à une info solide.
S'appuyant sur une enquête parue dans le JDD du 11 mars dernier, Jean LESIEUR fait remarquer que seulement 40% des personnes interrogées sont prêtes à payer une information de qualité, et que le marge pour le Monde et Gilles Van KOTE est encore de 60%. Dans la foulée, Gilles VAN KOTE admet que la piste des gratuits a été une erreur de stratégie de plusieurs organes de presse et que les derniers encore en activité vivent les derniers soubresauts faute de publicité suffisante. Selon lui depuis une quinzaine d'années, l'ensemble de la presse tâtonne afin de trouver sa voie. Et même si il se félicite qu'en 2017,le site du Monde + les abonnements sont beaucoup plus efficients en terme de rentabilité que les ventes en kiosque du papier tombées à 40.000 et qui vont s'éteindre progressivement.Le patron du développement du Monde est persuadé que c'est avant tout un travail de conviction qui s'adresse à des citoyens qui ont accès à un univers privilégié.
De son coté, Jean LESIEUR trouve que les gens passent de moins en moins de temps à lire la presse ; ils consomment vite, et citant l'exemple du nouveau venu, l'EBDO qui a fait le buzz avec des pseudos révélations sur Nicolas HULOT et qui croyait trouver un nouvel espace dans l'univers des hebdos semble déjà promis à mettre la clef sous la porte. D'ailleurs, il voit la disparition de deux sur quatre actuellement. Lesquels entre l'Express, le Point, l'Obs ou Marianne ? Là est la question.
Une note optimiste arrive de Gilles VAN KOTE lorsqu'il évoque l'arrivée de Xavier NIEL et Mathieu PIGASSE dans l'actionnariat il y a quelques temps et qui avait soulevé quelques inquiétudes. Force est de constater, et Gilles VAN KOTE s'en félicite, que le nombre de journalistes à la rédaction est passé de 400 à 450.
Sur la crédibilité de l'info dans la presse audio-visuelle, Jean LESIEUR dénonce le mélange des genres survenus depuis l'arrivée d'émissions qui font appel par téléphone à des auditeurs qu'ils soient charcutier, infirmière ou chauffeur de poids lourds et qui commentent l'actualité en donnant leur avis sur l'élection de Poutine, la mise en examen de Sarkozy ou la blessure de Neymar. Malgré le professionnalisme des présentateurs entourés des experts maison, c'est une dilution de la véritable info dans un verbiage de tous et noyée dans le flot de paroles.

Sur la tendance à demander aux journalistes d'être en mode multi fonctions à savoir être en capacité de faire une vidéo, de monter la vidéo, de faire une intervention TV ou radio ; parfois et radio comme à BFM, sans oublier le papier pour le site, Gilles VAN KOTE affirme que l'on revient de cette idée car cela ne fonctionne pas. Il parait bien évident que l'on ne peut être compétent partout à la fois. A nouveau, on tend à un retour à la spécialisation, en tout cas au Monde, où les derniers engagements de journalistes se sont orientés vers des journalistes vidéo capable de présenter et monter de petits sujets en format court ; ce qu'il appelle des " vidéos pédagogiques " afin d'intéresser le consommateur sur des aspects particuliers de notre univers. Mais rassurez-vous les rédacteurs continueront de rédiger ; ce n'est pas moi qui le dit mais Gilles VAN KOTE.

C'est vraisemblablement dans le traitement de l'information qu'il faudra plutôt se tourner, et prenant l'exemple du football, travailler beaucoup plus en amont des matches pour apporter une valeur ajoutée, car le jour du match, tout est uniformisé et tout le monde recueille la même information. Et qui plus est soumis au diktat de la Ligue, des clubs, et du bon vouloir des attachés de presse devenus des censeurs dans certains cas.

Sur le regroupemnt de la PQR et de l'utilisation des journalistes dans un système " chacun son tour " ?
Cela semble inéluctable selon Jean LESIEUR qui insiste sur la carte de la qualité à jouer ; que ce soit l'info nationale, régionale et locale. La même exigence est requise. Pour Gilles VAN KOTE la société des journalistes est un élément de réponse pour défendre ses droits avec en toile de fond la reconnaissance en tant que collectivité.

Alors y'a-t-il un modèle économique pour demain ?
A chacun son support répond Gilles VAN KOTE qui estime qu'au Monde, internet a démocratisé l'image du titre qui apparait moins élitiste.
Sur l'évolution future avec le numérique, il y aura de plus en plus de direct associé à des vidéos, des tweets, du Facebook. La carte de l'interactivité à fond. Il est même envisagé dans le futur et dans les projets du Monde : la vidéo à 360 ; la réalité augmentée avec les drones qui peuvent aller là où personne ne peut mettre les pieds.

Les questions dans la salle ont surtout porté sur les rapports de journalistes avec les clubs, notamment à Lens ou à Tours où des confrères ont été interdits de salle de presse voir de stade pour le club tourangeau.
A cela nos deux intervenants ont répondu qu'il fallait s'appuyer sur sa hiérarchie voire selon Jean LESIEUR : écrire un papier ou lire un message si il s'agit d'une radio dénonçant le traitement infligé aux journalistes.
Il est évident que c'est un rapport de force qui est engagé avec certains clubs sur les droits des journalistes. Des droits souvent bafoués malgré des conventions signées de haute lutte par l'Union avec la Ligue de Football.
A cet égard, notre confrère de la section Provence qui voulait expliquer les nouvelles règles appliquées à la Commanderie a été renvoyé dans les cordes par son directeur de l'info qui a refusé d'offrir une page dans le quotidien sur le sujet en censurant cet article.

Il s'avère que, pour nos intervenants, la déontologie doit revenir au cœur de nos métiers.

Et pour clore ce compte rendu, mais c'est un ajout personnel et m'appuyant sur le sondage du JDD utilisé par Jean LESIEUR, avec une note positive, 92% des sondés pensent que le journalisme est utile et ce qu'ils attendent des médias à 61% qu'ils vérifient les informations notamment les fausses informations, les rumeurs et autre désinformation.

Vous voyez chers amis qu'il y a encore du grain à moudre.


Marseille 2017

Le 59e Congrès de l'UJSF s'est déroulé à Marseille les 21 et 22 mars derniers au Conseil Départemental des Bouches-du-Rhône.

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Congrès UJSF Marseille

Le journalisme et les réseaux sociaux

Rapporteur : Jean-Jacques CECCONI
Congrès de Marseille – 21 mars 2017

Et sous-entendu, cette remarque à mi-débat de Jean-Marc MICHEL aux deux intervenants : « vous devinez les inquiétudes des journalistes sur le devenir de notre profession… ! » Justement ces deux intervenants répondaient aux noms de David BEAUX, Community Manager, spécialiste des réseaux sociaux sur FRANCE 24, RFI et d’une manière globale à FRANCE MEDIA MONDE, et Dominique MARCHETTI, Sociologue, directeur de recherche au CNRS à Paris.
Une première définition des réseaux sociaux a été présentée par ces deux spécialistes, définition qui tentait à ramasser Facebook® et Twitter® principalement à une plateforme qui permet, notamment aux médias, mais pas seulement, de diffuser leurs informations.
Mais derrière cela, il y a un enjeu car Facebook®, c’est 1 milliard 86 millions d’individus dans le monde dont 33 millions en FRANCE.

Très schématiquement, l’un et l’autre ont décrit :
1 – Facebook® comme un effet boule de neige, vous ouvrez votre contenu à un pool d’audience
2 – Twitter® bien que plus ciblé « professionnels à professionnels » et plus microcosmique, vous rapporte de nouveaux utilisateurs et vous ouvre à l’étranger.

Retenez que ce sont deux utilisations différentes.
Pour nous, les journalistes, les réseaux sociaux c’est un nouvel OUTIL.
Mais attention, c’est aussi l’outil des clubs, après la télévision et internet, pour mettre les journalistes à distance.
Autrement dit, les clubs se verraient bien remplacer la case « journalisme », donc INFORMATION, par la case PROPAGANDE.
Et c’est là tout le danger de cette sorte d’information amidonée qui peut ressortir de ce bras de fer.
Les clubs ont parfaitement compris l’enjeu et embauchent des professionnels de l’internet, ce qui complique le travail des journalistes. On leur coupe l’herbe sous le pied en quelque sorte en surimportant à grand renfort de statistiques, ou interview par exemple, pour vider notre travail et filtrer les vraies informations.
Or, la réputation des journalistes étant en jeu, ils sont obligés de suivre. Car tout est démultiplié. Les journalistes sont dans l’obligation de suivre les tweets des différents protagonistes pour produire et diffuser leur propre information.
Ce qui a fait dire à nos interlocuteurs que politique et sport sont désormais intimement liés.
Tout devient ASEPTISÉ.
Derrière tout cela, on l’a compris, il y a des enjeux économiques colossaux. Et on observe que le piège se referme sur les médias qui ne sont pas sur les réseaux sociaux. Ils prennent du retard sur l’information.

Alors ce n’est pas une obligation mais, notamment en PQR, il faut enrichir le contenu en analyse ou autre travail d’investigation pour compenser cette non apparition ou épisodique sur le net où tout est succint et ramassé de manière lapidaire.
Lors de cette première partie, Dominique MARCHETTI et David BEAUX ont insisté sur le fait que le danger des réseaux sociaux réside surtout dans l’intention que les clubs veulent avant tout mettre de la distance avec les journalistes, donc l’information, après avoir déjà structurellement éloigné notre profession à travers des ZONES MIXTES ou des tribunes de presse placées sur orbite.

Un point essentiel a été évoqué dans un deuxième temps. Soulevé par Gilles GAIHIER, la question de la double temporalité a été abordée par Dominique MARCHETTI et David BEAUX. « Nous constatons qu’il y a de moins en moins de production de matière première » nous ont-ils dit « et ceci depuis le millieu des années 80. On demande plusieurs temporalités aux journalistes sans y mettre les moyens. »
Ce qui signifie qu’il y a un décalage important entre les patrons de presse (plutôt identifiés à des contrôleurs de gestion) et les journalistes, producteurs de richesse. Alors évidemment chacun a compris qu’être présent sur Facebook® et Twitter® va permettre de monétiser le contenu. Essentiellement avec la publicité. Mais cela vaut à la fois pour la presse mais aussi, et peut-être surtout, pour Facebook®.

David BEAUX a même comparé Facebook® à un vendeur de drogue face à un addict. Les journaux sont enferrés dans une sorte de prise d’otage, une sorte d’enfermement en boucle. L’algorithme de Facebook® est sans faille, mais Facebook® dévalorise les médias au profit des particuliers. Or c’est l’inverse que cherchent les médias : amplifier leur audience. Donc ils paient Facebook® pour augmenter leur visibilité. Et à la question : « comment se défendre ? » les deux ont été unanimes : « Donnez l’impression qu’il y a un partenariat possible pour que chacun s’y retrouve. De la même manière que les médias donnent le sentiment à l’internaute que l’accès au contenu est gratuit alors qu’il le monnaye, Google® monnaie son action. » 
Ce qui nous a amené à nous interroger sur la pérennité de ce modèle économique. Quel avenir pour les réseaux sociaux et quel pourrait être le paysage journalistique, ne serait-ce que dans 5 ans ?

Si à la deuxième question, Dominique MARCHETTI et David BEAUX ont avoué qu’ils n’en avaient aucune idée, ils ont reconnu la fragilité du système. Autrement dit émarger des revenus sur une plateforme avec ce que chacun d’entre nous partage, a-t-il un sens ou plutôt un avenir ? Réponse : on ne sait pas !
Mais David BEAUX et Dominique MARCHETTI nous ont expliqué qu’il fallait expressément que les médias aient une stratégie sur les réseaux sociaux. « Soyez novateurs » ont-ils dit. Le journaliste de sport a tout intérêt à entrer en conversation sur les réseaux sociaux car cela, non seulement assoiera sa légitimité, mais enrichira son contenu et diminuera la distance avec ses lecteurs ou suiveurs. Et pour nourrir notre réflexion ils ont aussi reconnu que l’information en continu pollue le discernement, que travailler avec les réseaux sociaux favorise le journalisme assis et que le journaliste multimédia fonctionne mais privilégie la vidéo et les photos dans un but exclusivement commercial.
La partie information sportive et donc releguée au second plan, après le divertissement. C’est un extracteur de jus en quelque sorte. Et on a de plus en plus de difficultés à faire comprendre que le jus est intéressant mais que les fibres doivent être réutilisées. Et c’est de cette matière secondaire, le jus, dont les clubs nous abreuvent. Dominique MARCHETTI a cité le cas de Jean-Michel AULAS à LYON qui privilégie désormais ce mode de communication au face à face.
Et les patrons de presse suivent. L’exemple de la Voix du Nord a été pris. « Ce journal est rentable, gagne de l’argent, expliquent Messieurs MARCHETTI et BEAUX et pourtant il a mis en place un plan social avant de donner la priorité au NET, parce que le NET favorise l’externalisation et, évidemment, à moindre coût ». Ce qui a soulevé cette intervention de Jean-Marc MICHEL qui a rappelé une nouvelle fois ce qu’il dit depuis des années « J’invite les journalistes à se faire entendre auprès de leur média pour que chacun comprenne les enjeux et les conséquences de tout cela. »
Sans autre jugement de valeur.
Alors tout ceci bouscule, interroge.
Nous avons entendu l’un de nos confrères poser cette question « je ne tweet pas, je n’ai pas de compte Facebook®, qui suis-je ? » On sent bien cette forme d’angoisse, cette sorte de collision entre deux voire trois générations qui n’exercent plus le même métier. Et c’est peut-être là que nous pourrons nous interroger sur la manière d’accompagner cette génération de journalistes, dont je fais aussi partie comme beaucoup d’entre vous, qui ont vécu beaucoup de mutations et sont à nouveau invités en fin de carrière à modifier leur système de pensées, voire de croyances. Car personne ne sait si ce virage ne va pas embarquer tout le monde dans le fossé. Dominique MARCHETTI a rappelé que, aujourd’hui, seul le papier rapporte de l’argent mais il a également souhaité que chacun apprivoise ce nouveau mode de communication avec, à la fois, apaisement et confiance.
« Nous sommes face à des transformations, dit-il, que nous avons du mal à comprendre. Il faut du temps car nous sommes en phase de transition. Je note deux choses a-t-il insisté. Il y a une offre journalistique qui fonctionne et qui n’est pas people. Le sport est attrayant et chacun peut y trouver sa place. »
Deuxième chose : « Vous avez encore des marges de négociations. Si nous prenons l’exemple du football, il appartient aussi et en partie à l’État. Vous avez donc encore des leviers pour vous défendre. »

Autrement dit , n’ayez pas peur. Accompagnez ce courant contre lequel vous ne pouvez pas nager à contre-sens et tentez d’influer sur les trajectoires. Convaincu du bienfait des réseaux sociaux, David BEAUX a conclu, lui, par cette phrase « Les réseaux sociaux permettent une plus grande diffusion, utilisez les sans crainte ». Une nouvelle fois on peut constater que ce n’est pas tant le nouvel outil qui peut inquiéter mais l’utilisation qui en est faite.
Le gros tuyau que l’on appelle Facebook® attend du contenu pour diffuser l’information à travers le monde. C’est simple, séduisant et efficace. Le souci est comme toujours lié à l’exploitant. Car chacun à son niveau est exploitant : créateur, diffuseurs et journalistes. On a bien compris au travers des exemples cités (Pierre Menes) que l’e-représentation prenait aussi une grande place dans ce nouveau paysage journalistique. Ce fameux miroir déformant qui éblouit notre image et que l’on appelle l’Égo.
Mais là, le chantier est trop vaste. Je vous laisse à vos reflexions, Chers Consoeurs et chers Confrères. J’en ai terminé, mon cher Président, mais je suggère dans une demi plaisanterie que l’on ouvre une planche dont le sujet pourrait être le suivant : « les réseaux sociaux n’ont-ils pas été inventés pour inviter l’homme et le journaliste à travailler, d’abord, sur sa propre personnalité ? »

Intervention de la FDJ

Notre partenaire national n'ayant pas pu être des nôtres, vous trouverez ci-dessous l'intervention qui était prévue lors de la soirée de gala:

" Depuis 35 ans, FDJ apporte son soutien au sport français avec la volonté de promouvoir l’égalité des chances, que ce soit par le haut niveau ou par la pratique sportive pour tous. FDJ est devenu, en janvier 2016, la première entreprise à soutenir la candidature de Paris à l’organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques de 2024. FDJ souhaite contribuer à mobiliser tous les français autour du soutien à la candidature Paris 2024 en déclinant un calendrier d'évènements sport et grand public chaque mois. Le territoire d'expression FDJ pour Paris 2024 est le sport au féminin au travers de l'égalité des chances. En effet, en mai 2016, sous l’impulsion de Stéphane Pallez, Présidente-Directrice Générale de FDJ, FDJ a lancé le programme « Sport pour Elles » qui s’adresse à toutes les sportives de haut niveau ou amateurs. En s’engageant aux côtés des femmes, FDJ entend répondre à un enjeu de société : celui de faire de la mixité et de la diversité une richesse.
Pour le premier événement de sa campagne de mobilisation en faveur de Paris 2024, FDJ organise une fit boxing session à la Cité du Cinéma ce jeudi 23 mars en présence notamment de Sarah Ourahmoune et Souleymane Cissokho. Une soirée grand public avec l’objectif « d’enfiler les gants pour Paris 2024 ".

Revue de presse


Bastia 2016

Le 58e Congrès de l'UJSF s'est déroulé à Bastia les 4 et 5 mai derniers. Ce rendez-vous annuel a été le lieu de l'élection du Bureau Directeur 2016-2020. Politiques et partenaires ont répondu présent pendant ces deux jours de travaux dans un décor magnifique et accueillant.

Un immense merci à la section Corse de l'UJSF qui a su donner une dimension presque magique à notre séjour.

C'est autour de Thierry Braillard (Secrétaire d'Etat chargé des sports), Gilles Simeoni (Président du Conseil Exécutif de Corse), François Orlandi (Président du Conseil Départemental de Haute-Corse), Pierre Savelli (Maire de Bastia) et Jean-Marc Michel (Président national de l'UJSF) que le Congrès s'est réuni hier soir dans la Citadelle de Bastia. Une soirée de discours, d'échanges, d'émotions et la présence, pour son association "Un sourire, un espoir pour la vie", de Pascal Olmeta.

UJSF - Le devoir de mémoire solidaire de la section Provence

La force des témoignages, l'effroi des images

Toujours disponible à l'achat 15€

Les bénéfices des ventes du livre, soit 50 120€ ont servi à acheter des lits médicalisés pour tous les hôpitaux de Corse et de Marseille qui ont accueilli des blessés. Les hôpitaux ont choisi les lits dont ils avaient besoin.

Les auteurs du livre: Gérard Poncié (président de la section UJSF Provence), Alexandre Jacquin (Journaliste à La Provence) et tous les journalistes ayant participé à sa réalisation: Rémi Lacassin, Mario Albano, Christophe Casanova, Alain Roseghini, Jean-Paul Delhoume, Eric Breton, Philippe Brochier, Laurent Blanchard, Michel Garoscio, Hélène Foxonet, Yves Merens, Sébastien Aumage, Avi Assouly.