News

61e Congrès UJSF

Le 61e Congrès de l'UJSF s'est déroulé à Bordeaux les 13 et 14 mars 2019 derniers.

Thème du Congrès: "J.O 2024, les Jeux d'une nouvelle ère ?"

Le 61e congrès UJSF avait choisi hier pour intitulé de son débat central, « PARIS 2024, les JEUX OLYMPIQUES D'UNE NOUVELLE ERE »

Une thématique à laquelle d'instinct, on adhère sans réserve. Tant le gigantisme des jeux, la croissance exponentielle de ses acteurs, de ses suiveurs et de ses enjeux économiques tombe sous l'évidence.

Pour autant, il n'était surtout pas inutile d'élargir la question. C'est ce qui s'est fait à Bordeaux avec la participation notamment de Thierry Rey, champion olympique de judo à Moscou, aujourd'hui conseiller spécial à la bonne tenue de ces J.O. de 2024.

Il a confirmé que oui, il fallait entrer, même à marche forcée, dans cette nouvelle ère. Les Jeux de Paris veulent absolument prendre le virage d'une organisation responsable qui maîtrise les coûts, profite de ce qui existe déjà, met en valeur la culture et le patrimoine (comme ces épreuves d'escrime au Grand Palais), et remet ensuite à la population les quelques 3.500 logements du village olympique construit en Seine-Saint-Denis.

Jean-Denis Coquard, rédacteur en chef à l'Equipe a eu cette formule, qui intervenait dans un débat mené par Jean-François Renault, « olympique »  depuis 1972 : « Nous ne sommes plus à l'ère d'un simple show. Il faut que ce show, en évitant surtout d'être déficitaire, profite derrière à la société. Qu'il ait un héritage positif. »

Et puis, la préparation cherchera à s'ancrer dans les territoires. La présence de Valérie Barlois, championne d'escrime 1996 était à ce titre emblématique. Elle est depuis peu à la tête d'AMBITION 2.24 Nouvelle Aquitaine, et nous a parlé avec conviction de l'action mobilisatrice de la nouvelle région. Un maillon manquant, car la préparation des athlètes ne doit pas être simplement privilégiée à l'INSEP mais aussi s'épanouir dans les régions, les départements, les villes.

Valérie Barlois a défendu ce mode d'accompagnement à laquelle le tissu économique, peut et devrait même, apporter tout son soutien. Charline Picon, championne olympique de planche à voile 2016 et son alter ego des tatamis Emilie Andeol, ont naturellement défendu cet aspect hautement participatif où chacun a sa part dans l'ascension de champions parfois bien démunis après avoir été couverts d'or et de gloire.

L'entrée dans une nouvelle ère est également significative par les chiffres. A Melbourne ou Rome, en 1956 ou 1960, on comptait 500 journalistes. Maintenant, c'est une déferlante de 21.000 personnes (le double du nombre d'athlètes !) tous media qu'il faut gérer, dont 6.000 journalistes de presse écrite. C'est presque le pari de faire rentrer un camion-citerne dans un dé à coudre !

Tant l'organisation des J.O. que l'UJSF se promettent de travailler à ces Jeux de 2024 pour en faire une réussite totale, avec un repérage constant en amont qui prenne au maximum en considération les souhaits multiples. Autant dans le secteur des accréditations, des rencontres au village, que des transports et du logement, ou du réseau des retransmissions et de l'informatique.

Le but ? Faciliter, toujours, le travail des confrères. Car ce qui revient dans les témoignages de « ceux qui ont fait les J.O. »,  « c'est plutôt génial d'être sur place, ce qui amène une plus-value incontestable. Mais en même temps, la difficulté est énorme de se démultiplier pour être partout la fois. »

En 2024, ainsi, il faudra peut-être se trouver dans les Landes pour voir des épreuves de surf qui seront éventuellement pérennisées après Tokyo. Des élus et des sportifs ont présenté à cet effet au congrès un projet bien bâti entre Biarritz, Seignosse, Hossegor et Capbreton.

En 2024 aussi, le break-dance, qui lui aussi surfe sur la vague du succès, pourrait être cette fois de la partie ! On peut en sourire, on peut aussi reconnaître toute la valeur gymnique et tonique d'une discipline si proche d'être cooptée.

Un signe de plus pour dire que décidément, nous sommes entrés dans une ère nouvelle...

Remise de Trophée hockey-sur-glace : Philippe BOZON (entraineur des Boxers) et Thierry Parienty (Président)

Remise de Trophée à Emilie Andéol

Remise de Trophée à Christophe Souchaud (navigateur de la Route du Rhum)

Crédits Photos: Patrick Rosier